Le printemps de la vie : Les pleurs et les cris du bébé

Le 23 mars

La citation du jour :

 A l’ombre des bébés en pleurs, il y a des mamans en larmes.

Philippe Grandsenne

Le laissez pleurer ou le consoler ?

Le bébé va-t-il devenir capricieux ?

C’est la grande question qui se repose à chaque fois.

 Que faire pour le bébé ?

 La réponse est sans appel :

Il faut le secourir dès qu’il pleure

 et ne pas écouter tous les raisonnements et conseils de personnes « avisées » disant notamment qu’on va le rendre capricieux. C’est faux !

Une étude a démontré que lorsque sa maman lui répond dans les 90 secondes, le bébé se calme en 5 secondes. Mais si sa mère réagit au bout de 3 minutes (180 secondes), il lui faudra 50 secondes pour arrêter de pleurer. En résumé, pour avoir doublé (X 2)le temps de réponse, celui des cris aura décuplé (X 10)!

Les enfants auxquels on répond tout de suite deviennent des enfants calmes qui pleurent beaucoup moins que les autres. N’oublions pas que le bébé n’a pas la notion du temps. Pour lui, même une seconde d’attente le met en panique, car il ne sait pas qu’elle va prendre fin. Cette seule seconde représente l’éternité et l’attente, un véritable enfer.

L’horloge du temps-Flickr.com

Cela dit, même si nous répondons aux cris du tout-petit, il y aura néanmoins des moments où il sera inconsolable et où il aura juste besoin d’avoir le droit de crier et d’être accompagné. Il sera alors important de le bercer, de lui parler doucement et de ne jamais l’isoler tout seul dans un coin.

A partir de trois mois, l’enfant dont l’environnement et l’expérience de vie sont rassurants, pleurera beaucoup moins. Tout cela deviendra alors tout à fait supportable.

Que faire pour nous ?

 La même chose !

Il faut répondre au bébé tout de suite et ne pas nous battre contre le besoin instinctif que nous ressentons de lui apporter de l’aide. Cela nous stresse beaucoup.

A ce tout premier stade de la vie, même s’il est déjà une personne, comme nous le rappelle François Dolto, le bébé n’a encore qu’un cerveau totalement immature. Il pourrait être comparé à un « lézard », image empruntée à Rolent Jouvent, car ce sont avant tout, les fonctions végétatives et instinctives qui sont opérationnelles. Durant cette première période de sa vie, l’enfant ne peut que ressentir des sensations. Et lorsqu’elles sont désagréables, il crie. A nous de jouer les traducteurs et les sauveurs.

Bien sûr, l’étape « reptile » ne durera pas. Dès les premières semaines, l’évolution de notre petit bout de chou est spectaculaire. Presque tous les jours, il fera une nouvelle acquisition. En très peu de temps, il aura, à lui seul, traversé tous les stades de l’évolution phylogénétique qui a pourtant occupé des millions d’années en ce qui concerne notre espèce !

On observe aussi que les cris du nourrisson peuvent être différents selon les moments et circonstances successifs de la journée. Une maman suffisamment fusionnelle arrivera souvent à en déchiffrer les subtilités, mais pas obligatoirement à le calmer. Ce n’est pas grave, mais ilfaut le savoir ! L’important est de répondre au bébé et de l’accompagner pendant la durée de son stress.

Les parents face aux pleurs des bébés

Dans les 6-8 premières semaines, qu’on se le dise, le nouveau-né dormira environ 20 heures sur 24, d’un sommeil entrecoupé de nombreux petits éveils. « Dormir comme un bébé » n’est qu’une légende !

Et sur ces 4 heures d’éveil, il en passera au moins 2 à 3 à pleurer de manière plus ou moins inconsolable, en plus, sans raison évidente.

Pour nous, nouveaux parents, c’est la première grande épreuve que nous devons traverser. Ce sont des difficultés auxquelles nous sommes mal préparés, autant par notre manque d’expériences que par une insuffisance d’informations.

J’ai préparé à votre intention un livre intitulé « Accueillir notre bébé avec douceur et bonheur » qui explique cela dans tous les détails.

Les pleurs du nourrisson, parfois si pénibles à supporter, s’estomperont progressivement au cours du troisième mois, si auparavant, le bébé a pu suffisamment s’exprimer en toute sécurité.

Mais même s’il a été accueilli avec tendresse pendant cette période de cris et de crises, et même s’il deviendra ensuite un bébé calme, il continuera bien sûr, pendant longtemps encore, à pleurer à la moindre douleur, contrariété ou fatigue. C’est normal ! La gestion des émotions, ce sera pour plus tard.

Mais revenons au manque d’information des parents concernant les pleurs des bébés qui nous insupportent et précisons-le tout de suite qu’

il est absolument normal qu’un bébé pleure

 

Alexandre bano-009-ok-matlavmac-Flickr.com

 car pleurer est un besoin fondamental. Mais il ne faut jamais qu’il pleure tout seul !

Pour comprendre cela, il faut se replacer au tout début de l’humanité, à la période où les pleurs des bébés étaient indispensables à leur survie. Faute de cris, leur mère, affairée à la cueillette ou  en fuite devant un prédateur, aurait bien risqué les laisser sur place, pensant venir les rechercher plus tard, ou les oubliant tout simplement. Il fallait donc bien qu’ils soient capables de hurler suffisamment fort pour se faire entendre et pousser la mère non seulement à les porter avec elle, mais aussi à les nourrir.

Il est connu des spécialistes en psychologie, que le bébé pleure exactement dans la fréquence de sons qui est insupportable à la mère et qui l’incite ainsi à lui répondre sans délai. Cela renforce le processus déjà débuté pendant la grossesse, celui de la symbiose mère-enfant. C’est encore une merveille que nous offre la Nature, même si sur le moment, elle peut être ressentie comme pénible.

Les pleurs des bébés sont donc indispensables pour que l’on s’occupe d’eux sans relâche, pour qu’on les porte, qu’on leur parle, qu’on les caresse, qu’on les stimule, qu’on les apaise. C’est ainsi qu’on les intègre progressivement dans la société et qu’on les façonne pour les aider à devenir, à leur tour, des êtres humains capables de communiquer, avec de réelles compétences relationnelles.

« Le pleur est un signal, une sorte de sirène biologique, dont la principale fonction est d’attirer l’attention et de créer des liens d’attachement », nous dit  Dr Gisèle Gremmo-Feger.

Mais, dans certaines situations, la parole fait cruellement défaut : en particulier, pendant ces moments difficiles, parfois éreintants, où le bébé pleure non-stop et où nous ne comprenons pas ce qu’il veut exprimer.

Cependant, dès la naissance, à travers le toucher, les câlins, la voix, le babillage, les regards, le rire, l’haptonomie, le massage, etc., nous pouvons tisser des liens extraordinairement riches avec les nouveau-nés.

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Cet article est tiré de mes deux livres

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