La paternalité (article no 2)

La Paternalié (article no 2)

Nous avons vu, dans l’article précédent, qu’au contraire de la paternité qui est un état de fait, la paternalité est un processus qui s’enclenche ou non chez les hommes devenus pères.

Et dans l’article sur la maternalité, nous avons parlé de l’état de « transparence psychique » qui survient chez les futures mères. Cela les replonge dans leur propre histoire et leur relation avec leur mère lorsqu’elles étaient petites, qu’elles le veuillent ou non. C’est le changement de statut qui les fait passer de « fille de… » à « mère… » et qui impose ce nouvel état de transparence.

La transparence psychique du père

Le père, lui aussi, vit une gestation psychique au travers de ce processus de paternalisation. Un enfant naît dans sa tête et s’y développe : c’est un enfant imaginaire. C’est normal !

Les super parents

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La paternalité ( Article no 1)

La paternalité (Article no 1)

 

« Le plus dur pour un papa, c’est de vivre une grossesse sans sensations directes ».

Benoît Le Goëdec

La grossesse du papa

En écho au terme de primipare, certains auteurs ont occasionnellement utilisé le néologisme « primipère ». Je l’utiliserai à mon tour, car il illustre bien ce « timing » spécial, organisé par la Nature, qui survient pendant la grossesse de sa femme, lorsque l’homme est invité  à devenir père.

Au cours de la gestation, du moment de la naissance et des premiers mois de la vie de son premier enfant, le futur papa va vivre de profonds remaniements de son fonctionnement psychique et de sa vie affective, qui lui permettront ou non, d’effectuer la transition vers la paternalité.

Ce terme est un néologisme également, comme celui de la maternalité, d’ailleurs. En effet, jusqu’à ces quelques dernières décennies, on se préoccupait peu de ce qui se passait dans le psychisme des futurs parents. Lire la suite…!

La maternalité

La maternalité.

« Alors qu’à l’adolescence l’enjeu est de renoncer à l’enfance pour aborder l’âge adulte, au cours de la première maternité,  l’enjeu est de changer de génération, de façon flagrante et irréversible. »

Monique Bydlowski

Une crise identitaire majeure

Toute femme enceinte, qu’elle ait désiré sa grossesse ou non, traverse une crise identitaire majeure comparable à celle de l’adolescence. Le chamboulement n’est pas que physique. Il y a aussi des raz de marée psychiques.  La future mère est déstabilisée car il est question, pour elle de changer d’identité. En effet, elle va passer de « Fille de… » à « Mère de… ». Si la crise de maternalité se passe bien, elle sera maturative. Mais il peut y avoir des ratés.

C’est le Dr Paul Claude Racamier, psychanalyste, qui, en 1960, a donné ce nom de « maternalité » à cet état très particulier que traversent les femmes enceintes. Issue de l’anglais motherhood, elle se construit sur la base des mots « maternel », « maternité » et « natalité ». Elle qualifie tous les processus psychologiques affectifs liés au désir et à la réalisation de la maternité qui se développent et s’intègrent chez la femme.

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« Devenir mère » entraîne inévitablement un questionnement sur ses propres origines, sur la différence des générations ou encore sur la mort. Dans la mesure où il s’agit d’une crise, elle est constituée d’un début et d’une fin. Lire la suite…!

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