Récapitulatif de mes 21 articles de l’été 2018

Récapitulatif des 21 articles de l’été 2018

No 1

J’espère que ce message vous retrouvera tous en pleine forme et que vous savourez l’automne avec sa douce couleur dorée. C’est une période très paisible et reposante.

Jean Coutu.com

Savez-vous que les chinois la qualifient comme étant une cinquième saison ? En effet, pour eux, il y a nos 4 saisons bien connues et la cinquième, dénommée « La fin de l’été ». Bien vu ! C’est donc la fin d’un cycle et tout recommence.

Vocation de mon blog

Cela m’amène tout naturellement à vous parler un peu de mon blog www.raconte-moi-un-enfant.com

Il comporte, lui aussi, des sortes d’étapes, même si pour l’instant, il n’en compte que deux. En effet, ce blog n’a vu le jour qu’en février 2018. Mais il ne désespère pas, tel un feuilleton, d’en rajouter plusieurs étages pour nous mener jusqu’à la période de l’adolescence !

Pour ceux qui ne connaissent pas ce blog, je vous le décris rapidement :

Son objectif est de permettre à tous, futurs et nouveaux parents, autres membres de la famille et soignants, de revisiter cette première partie de notre propre vie et, ainsi, celle de nos enfants.  Au travers des connaissances que nous apportent les scientifiques et les psychologues, nous pouvons découvrir ce tout début de notre vie resté immergé dans l’oubli, celle du fœtus, du nouveau-né, puis du bébé que nous étions.

C’est pourquoi ce blog s’intitule Raconte-moi un enfant.

Ce n’est que par ce retour sur notre propre histoire que nous pourrons vraiment comprendre, avec notre cerveau et surtout avec notre cœur, ce qui se joue dans le psychisme et le corps de nos tout petits.

Si nous nous donnons ce temps de lecture et de reviviscence, nous pourrons alors plonger avec émerveillement dans la Magie de la vie, notamment celle qui est en train de se dérouler devant nos yeux, juste là, dans celle toute neuve de nos enfants. Cela nous permettra donc de mieux les accompagner.

Pour ce faire, j’ai choisi de remettre nos compteurs à zéro, c’est-à-dire,  même avant la conception, où l’on réalise que toute cette horlogerie de précision pré-existe. C’est ainsi que nous faisons la connaissance de Juno et Izumo ! C’est extraordinaire tout ça ! ( Voir mon article du 19 février)

Ainsi, après avoir passé ce printemps 2018 à nous émerveiller devant les prouesses de la Nature, au travers des différentes étapes de notre propre printemps de la vie in utero, nous avons ensuite abordé un nouveau cycle durant ces mois d’été, à parcourir les tout premiers mois de cette nouvelle vie terrestre.

Cette transition du tout au tout, d’un monde aquatique à un autre terrestre,

est aussi difficile pour le nouveau-né que pour ses parents, censés l’accompagner et le guider dans son nouvel apprentissage. En effet, on ne leur a pas donné le mode d’emploi, ni aux uns, ni aux autres.

Le contraste entre ces deux tranches de vie est saisissant. Pas étonnant que le nouveau-né soit complètement perdu.

En effet, après un voyage souvent long et douloureux dans le tunnel de la naissance, nous passons brusquement

  • d’un monde aquatique à un monde terrestre
  • de l’obscurité à la lumière
  • de l’eau à l’air
  • du chaud au froid
  • du confort absolu à l’inconfort
  • de l’évidence à l’inconnu
  • de la sécurité à l’insécurité
  • de la plénitude à la peur
  • de la souplesse à la spasticité
  • de la satiété à la faim
  • du calme au bruit
  • du bien-être à la douleur

Ce blog se veut donc, dans sa modeste mesure, de jouer ce rôle de feuille de route, en diffusant à tous ceux qui le souhaitent, un maximum d’informations théoriques et pratiques. L’information est la meilleure des préventions des accidents et des violences. Il se veut donc préventif avant tout.

Vous pouvez retrouver un premier récapitulatif des articles consacrés à la période in utero dans les articles postée le 22 et 25 mai.

En ce qui concerne la suite, c’est-à-dire, la naissance et les premières semaines de la nouvelle vie terrestre, en voici un bref résumé:

  • Le protoregard qu’il ne faut pas rater.

Voici quelques lignes du Dr Marc Pilliod à ce sujet:

Le préfixe grec « protos » signifie « premier ». Ce regard est différent de tous ceux qui suivront, des regards d’attention, d’observation, d’étonnement. Aucun n’aura la puissance de celui des premières minutescommencent les liens. Le nouveau-né vient d’un autre monde. Il vit dans un état de globalité, de plénitude où tout est assuré.

Pour changer d’univers, il existe une période d’éveil calme et alerte, propice aux échanges, d’une durée de 1-2 heures suivant le moment de la naissance. Pendant ce temps, dans son sang, le taux des catécholamines est vingt fois supérieur à celui d’un adulte au repos. Ce taux phénoménal de noradrénaline principalement, n’aura pas d’équivalent durant toute la vie. Il a un rôle d’adaptation à la vie terrestre, entre autres, celui de déclencher la respiration, de mobiliser les réserves énergétiques et de maintenir le nouveau bébé dans une vigilance d’éveil jamais égalée, en dilatant ses pupilles à leur maximum.  L’enfant est toutes ouilles, mais aussi tous regards et toutes sensations.

Un enfant est en train de naître à cette nouvelle vie, mais un nouveau père et une nouvelle mère naissent aussi. Laissons-leur ce temps béni pour tisser des liens indéfectibles, si précieux pour le reste de leur vie.

Pensez à en informer les futurs parents autour de vous:

  • Ensuite, nous avons parlé de notre petit lézard ( 8 juin), celui qui  était auparavant un petit poisson et voilà que la vie fait de lui un lézard !

Pourquoi dis-je cela ?

Eh bien, d’abord, symboliquement, c’est le petit animal qui, il y a qq milliards d’années, est sorti de l’eau et a changé son monde aquatique pour le terrestre, comme notre petit nouveau-né.

Et puis, comme le lézard, notre nouveau-né a encore un  fonctionnement avant tout reptilien. Il dort beaucoup et se réveille pour manger. Comme le lézard, il n’a pas encore vraiment d’émotions.

A la fin de l’article du 8 juin, vous trouverez la fameuse vidéo du Dr Hamilton que j’ai spécialement traduite pour vous et qui vous aidera à gérer les cris du nouveau-né qui sont parfois tellement épuisants.

  • Nous avons continué avec le  » foetus dehors  » du Dr Philippe Grandsenne. C’est tellement ça !

Il nous explique que normalement, pour que le cerveau du bébé soit un peu outillé pour apprendre rapidement son nouveau monde, il faudrait qu’il reste trois mois supplémentaires dans le ventre de sa maman.

Vous l’aurez tout de suite compris, ce n’est pas possible, car sa tête serait alors bien trop grosse pour passer à travers l’étroit tunnel de la naissance.

La Nature a donc fait un compromis : faire sortir le bébé de son nid douillet 3 mois avant terme, en nous demandant de faire tout notre possible, pour lui garantir des conditions de vie qui ressemblent au mieux à ce dont il aurait encore besoin.

Dorénavant, il a besoin de toute notre compréhension et de notre compassion pour vivre. Il a besoin de notre patience pour lui permettre de se laisser apprivoiser par sa nouvelle vie.

Il s’agit d’une vraie métamorphose et comme nous le savons tous, cela prend du temps !

Le Dr Grandsenne nous le dit :

Cela prendra 100 jours ! C’est aussi ce que l’on appelle parfois avec un peu d’humour, le quatrième trimestre de la grossesse.

  • Puis, nous avons redonné une place au papa ( 22 juin et à plusieurs reprises  plus tard tellement c’est important).

Dans cet ancien modèle éducatif, c’était à la mère d’apporter l’affection et la présence à l’enfant en bas âge.

Le père n’avait pas de rôle à jouer avant la fin de « l’âge tendre », à part pourvoir aux besoins de base..

La structure familiale a éclaté pour faire place à une mosaïque de structures différentes (monoparentale, famille recomposée, etc.). Depuis la fin des années 1960, avec la révolution sexuelle, l’ascension et la libération des femmes s’est amorcée.

Devenir un nouveau père n’est pas forcément une évidence !

Qui sont les nouveaux « papas poules » ? 

  • Nous avons ensuite  vu ( le 29 juin) que le bébé n’a pas la notion du temps. En effet, le sens du « temps qui passe » est notre sens le plus complexe puisqu’il fait appel à des compétences que le bébé devra acquérir progressivement dont la mémoire, le langage, l’intégration des expériences personnelles, la perception des rythmes autant dans son corps que dans son environnement.

L’acquisition de la notion du temps nécessitera plusieurs étapes qui prendront des années. L’avant, l’après et l’en-même temps sont des notions qui font appel à la mémoire.

  • Nous sommes ensuite entrés dans la psychologie du bébé et avons vu pourquoi il faut absolument répondre à ses cris lorsqu’il nous appelle à l’aide ( 6 juillet).

Un bébé qui pleure est un bébé qui souffre. Il a besoin de nous. Rappelons qu’il n’a pas la notion du temps et que l’attente sans réponse est un enfer de peurs pour lui.

Oublions l’idée qu’il va devenir capricieux !

Il n’en est neurologiquement pas capable. ( 30 juillet).

Vous trouverez la suite de ce récapitulatif dans

mon prochain article du 8 octobre 2018

Tous mes articles sont tirés de mes deux livres

Accueillir mon bébé avec douceur et bonheur

https://corneliagauthier.learnybox.com/livresaccueillir/

Pensez à les offrir à vos amis qui sont futurs ou nouveaux parents. Vous aiderez ainsi à la prévention des violences.

Si vous avez aimé cet article, partagez-le avec vos familles et amis

et laissez-moi un commentaire.

Retrouvez-moi sur mon site www.corneliagauthier.com

et inscrivez-vous à ma Newsletter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *