Un trio bien dans sa peau

Un trio bien dans sa peau

Naturellement, dans les premiers mois de la grossesse, la relation entre le fœtus et sa mère sera principalement dyadique.

Mais cela est en train de changer depuis peu, avec les nouveaux pères qui s’impliquent beaucoup déjà pendant la grossesse, surtout ceux qui pratiquent l’haptonomie ( voir mon article du 8 mai 2018).

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C’est une bonne nouvelle !

Pour le bon équilibre présent et futur de l’enfant, il faut rapidement passer de la dyade mère-bébé à la triade père-mère-bébé.

Qu’est-ce que cela signifie ?


Il s’agit de faire d’une relation binaire, une nouvelle relation triangulaire. Cela en change donc complètement la dimension.

Pour que chacun puisse communiquer avec les deux autres, et pour qu’une vraie triade puisse se créer et surtout, résister dans le temps, il faut que chaque membre se trouve en relation dyadique avec les deux autres.

En concret, cela signifie qu’il se produit alors six dyades :

  1. La dyade mère-bébé,
  2. La dyade bébé-mère
  3. La dyade père-bébé
  4. La dyade bébé-père
  5. La dyade mère-père
  6. la dyade père-mère

La dyade est ici volontairement décomposée, afin de mettre en évidence la participation relationnelle de chacune des trois personnes.  Resituer ces processus au sein de la triade familiale offre donc une autre lecture de la relation qui prend en compte les influences réciproques qui s’exercent entre père, mère et enfant.

Dans la plupart des traités de psychologie et de puériculture, on met l’accent sur l’importance de la fusion mère-bébé, soit de la dyade.

Mais les nouvelles générations de pères, qui s’impliquent beaucoup dans le « paternage », sont en train de nous démontrer le contraire.

La dyade mère-bébé, qui est naturelle et spontanée ( sauf si la mère, elle-même, a souffert de troubles de l’attachement lorsqu’elle était un bébé), n’est pas suffisante. La triade avec le père va l’enrichir.

La triade peut commencer déjà au berceau. Qu’on ne s’inquiète pas: le bébé fera totalement la différence entre les interactions avec son papa ou celles, avec sa maman.

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C’est cette relation à trois qui lui permettra de reconnaître les différences fondamentales entre le féminin et le masculin autour de lui, mais aussi à l’intérieur de lui-même.

La triade précoce le rendra riche, créatif, sécurisé et équilibré. Ainsi, la famille va progressivement atteindre un nouvel équilibre par l’harmonisation des places de chacun.

Les compétences relationnelles du bébé contribueront à faire de l’homme un père, de la femme une mère, en favorisant le processus de la  « paternalisation » ou de la « maternalisation ».

Comme décrit dans mes articles précédents, ce processus est défini comme étant l’influence ou le renforcement positif, donnant à un homme le sentiment d’être père ou à une femme, celui d’être mère.

La paternalisation ou maternalisation sont donc différents de ceux de la paternité ou maternité qui sont des états de fait, quelque soit les sentiments des géniteurs.

Au contraire, la paternalisation ou maternalisation influe sur leur sentiment de compétence.

Autre rôle du père

Quel autre rôle le père peut-il jouer, même déjà tout au long de la grossesse ?

Selon notre accoucheur très expérimenté, et père famille aussi, Benoît de Goëdec, le futur papa représente une sorte d’ancrage, de sécurité affective pour sa compagne.

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Il l’aide également à garder un lien avec le monde connu alors qu’elle traverse un temps nouveau pour elle.

Tout ce qu’il peut faire est énorme: c’est la respecter, être patient et présent.

Mais il ne peut en aucun cas prendre sa place!

Et puis après ?

A la question : « Trouvez-vous que les pères ont changé ces dernières années ? », il répond :

« Ils ont changé au niveau de leur présence pendant la grossesse, au moment de l’accouchement et dans l’accueil du nouveau-né. Dans leur désir aussi, peut-être.

Mais beaucoup moins au moment de l’arrivée de l’enfant à la maison. Ils se laissent aspirer par le monde du travail et c’est la femme qui continue à faire le reste. Ils reprennent leurs habitudes, ne changent pas leur temps de travail, leur rythme de vie et leurs centres d’intérêt. Ils affirment encore très peu leur paternité dans le monde extérieur. »

La métamorphose de l’homme n’est donc pas encore tout à fait finie.

Mais je suis personnellement témoin que certains nouveaux papas, dont mes deux fils, s’occupent énormément de leurs enfants dans la continuité, pour le bien-être et le bonheur de tous.

Le vent a donc tourné et les choses sont en train de changer.

C’est une excellente nouvelle !

Cet article a été tiré de mon livre

Accueillir mon bébé avec douceur et bonheur 

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